Un salarié est victime de discrimination syndicale quand ce dernier, du fait de son activité ou de son appartenance à un syndicat, connaît un traitement inégal et défavorable par rapport aux autres salariés. En effet, l’adhésion à un syndicat professionnel, au même titre que la liberté d’opinion politique, fait partie des libertés individuelles et collectives (c. trav. art. L. 411-5). Aussi est-il interdit à tout employeur de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale pour arrêter ses décisions en ce qui concerne notamment l’embauche, la conduite et la répartition du travail, la formation professionnelle, l’avancement, la rémunération et l’octroi d’avantages sociaux, ainsi que des mesures de discipline et de congédiement.
Six élus des salariés Peugeot ont porté plainte devant les prud’hommes, estimant que le retard ou la stagnation dans le déroulement de leur carrière et le blocage de l’accès à la formation professionnelle constituaient bien une discrimination syndicale interdite par le Code du travail (L. 412-2)...
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La reconnaissance par la communauté internationale de la liberté syndicale et du droit syndical en tant que droits fondamentaux de la personne humaine a abouti à l’adoption de deux normes fondamentales par l’Organisation Internationale du Travail...
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Etudes et articles en ligne sur le site de l’Institut Supérieur du Travail : www.istravail.com
« Les discriminations syndicales en France »
Etude réalisée par Emergence, France, septembre 2004, dans le cadre du projet Nodiscrim inscrit dans le programme Leonardo da Vinci.