Le tableau ci-dessous présente différents faits : s'agit-il de harcèlement ?

Les faits S'agit-il de harcèlement moral ou sexuel ?
Un cadre subissait les critiques systématiques de son employeur, se voyait confier des tâches avec des délais ne pouvant être tenus et a été contraint de rester isolé pendant 5 semaines, sans justification. OUI (CA Paris, 28 octobre 2003).
Un employeur a infligé à un salarié 2 sanctions disciplinaires en 4 jours. NON. Il s’agissait de l’exercice du pouvoir disciplinaire (cass. Soc. 16 juin 2004).
Un salarié avait fait l’objet d’un retrait sans motif de son téléphone portable à usage professionnel, de l’instauration d’une obligation nouvelle et sans justification de se présenter tous les matins au bureau de sa supérieure hiérarchique, de l’attribution de tâches sans rapport avec ses fonctions. OUI. La conjonction et la répétition de ces faits constituaient un harcèlement moral (cass. Soc. 27 octobre 2004).
Une salariée prétendait qu’elle avait été contrainte de changer de bureau, dépossédée de certaines de ses attributions, chargée puis déchargée d’autres missions ou astreintes. NON. Ces éléments étaient soit justifiés, soit rétablis (cass. Soc. 23 novembre 2005).
Une salariée s’étant plaint de harcèlement sexuel a été licenciée pour propos diffamatoires par son employeur après que celui-ci ait conduit une enquête. OUI. La Cour d’appel à néanmoins jugé dans l’exercice de son pouvoir souverain qu’il y avait eu harcèlement et que par conséquent le licenciement qui s’en est suivi était discriminatoire. Cf. Cour de Cassation, chambre sociale, 11 octobre 2006.